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Épilepsie

Définition

Selon le dictionnaire Larousse, l’épilepsie est une affection caractérisée par la répétition chronique de décharges (activations brutales) des cellules nerveuses du cortex cérébral.

Toute personne peut faire une fois dans sa vie une crise d’épilepsie, également appelée crise comitiale. Il s’agit alors d’une activation exagérée et passagère d’une zone corticale. On ne parle d’épilepsie ou de maladie épileptique que dans les cas où les crises se répètent pendant des mois ou des années. Les épilepsies sans cause sont appelées épilepsies primaires idiopathiques. Les autres, provoquées notamment par une tumeur cérébrale ou par une agression cérébrale d’origine toxique (prise de certains antidépresseurs, de neuroleptiques), métabolique (hypoglycémie) ou infectieuse (encéphalite), sont dites secondaires.

On distingue les épilepsies généralisées et les épilepsies partielles selon que la décharge se produit dans tout le cortex cérébral ou seulement dans une région de celui-ci.

Cause

L’épilepsie en soi n’est pas une maladie; c’est le symptôme d’un dérangement passager de la fonction cérébrale. Certaines formes d’épilepsie ont une origine génétique. Certains stimuli semblent augmenter la fréquence des crises :

  • La consommation de drogue ou d’alcool
  • L’exposition à une lumière clignotante (stroboscope)
  • Des modifications hormonales (entre autres l’épilepsie cataméniale qui survient à un moment particulier lors du cycle menstruel de la femme)
  • L’hyperventilation
  • Un sommeil déficient

Âge

Il n’y a pas d’âge en particulier pour l’apparition des premières crises, mais certains types d’épilepsie sont plus fréquents à certains âges. 30% des enfants qui souffrent d’épilepsie ont aussi un retard de développement. Une blessure au cerveau post-accouchement tend à augmenter les risques de souffrir d’épilepsie jusqu’à 75%.

Guérison

60% des enfants épileptiques verront les crises cesser au cours de l’adolescence, une fois le développement des circuits neuronaux achevés. Un autre 20% pourra cesser la médication après plusieurs années de traitements.

Symptômes

Les symptômes varient en fonction du type de crise. Les différents types sont les suivants :

  • Crise tonico-clonique (grand mal)
  • Crise partielle
  • Différents syndromes épileptiques

La crise tonico-clonique est la plus impressionnante. La personne perd d’abord connaissance et s’ensuivent alors 3 phases. Il y a le raidissement et la contraction des muscles des membres, du tronc et du visage (phase tonique). Ensuite les convulsions surviennent (clonique), puis une phase de relaxation intense où certaines personnes vont uriner (pas systématiquement) sur elles et avoir une respiration bruyante. La perte de conscience peut s’étirer sur plusieurs heures.

Dans les crises partielles, les symptômes sont très variables d’une personne à l’autre. Elles peuvent impliquer des hallucinations visuelles, auditives, etc., une paralysie partielle ou au contraire des convulsions localisées, des engourdissements ou des sensations accrues, des troubles d’allures psychiatriques, des troubles du langage ou des troubles du système nerveux.

Dans les syndromes épileptiques, on retrouve :

  • Le syndrome de West se manifeste durant la petite enfance, avant l’âge de 1 an. Il inclut des spasmes, des problèmes psychomoteurs et un mauvais développement intellectuel. L’enfant garde normalement de graves séquelles.
  • Le syndrome de Lennox-Gastaut touche les enfants de deux à six ans. L’enfant a généralement des troubles intellectuels et les électroencéphalogrammes entre 2 crises sont typiques de cette forme. Un faible pourcentage s’en sauve sans séquelles. Il se manifeste par des crises généralisées toniques ou des absences plusieurs fois par jour.
  • Le syndrome de Dravet commence généralement entre 4 et 8 mois, mais peut parfois apparaître plus tard. Ces crises sont sensibles à la fièvre et débutent généralement par des convulsions d’un côté ou encore sont généralisées. Les crises débutent parfois de façon spontanée, mais avec de la fièvre ou suite à un vaccin.
  • L’épilepsie d’absence de l’enfant donne une altération de la conscience qui dure généralement entre 5 et 15 secondes, rarement plus longtemps. Ces crises peuvent survenir jusqu’à 100 fois par jour. Elles touchent surtout les enfants de 3 à 10 ans, avec un pic de crises vers 6-7 ans. Elles disparaissent généralement avant 20 ans.
  • L’épilepsie myoclonique juvénile apparaît généralement à l’adolescence et se caractérise par des spasmes musculaires involontaires. Les crises durent généralement quelques minutes avec une évolution favorable.
  • L’épilepsie frontale à crise nocturne, qui apparaît dans 80% des cas avant 20 ans, est caractérisée par une série de crises qui arrivent la nuit et qui sont de courtes durées (quelques minutes tout au plus). Elle peut être tonique ou simplement avoir des phases d’excitation.
  • Les convulsions fébriles de l’enfant sont des crises généralement tonico-cloniques qui apparaissent entre six mois et 5 ans. Elles surviennent lors d’une crise de fièvre, quelle qu’en soit la cause, et cet état disparaît généralement avec l’âge.

Traitement

Le traitement varie en fonction de l’atteinte. Il existe plusieurs médicaments à prendre en prévention des crises et d’autres à prendre, généralement de façon intraveineuse, pendant les crises qui se prolongent. Plusieurs de ces médicaments sont dangereux pendant la grossesse. Malgré toutes les avancées de la science, 15% des gens souffrant d’épilepsie ne sont pas ou peu contrôlés par la médication. Si vous croyez en souffrir ou connaissez quelqu’un que vous croyez atteint d’épilepsie, consultez votre médecin pour investiguer davantage.

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