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4 ans d’attente pour voir un allergologue à l’hôpital

28 septembre 2018
Nathalie Rahill n’en croyait pas ses oreilles lorsqu’on lui a indiqué que son fils Jacob devait attendre encore deux ans avant de voir un allergologue au CHUL, alors qu’il est déjà sur une liste d’attente depuis septembre 2016. « Il y a une faille dans le système », dit-elle.

Une mère de famille de Thetford Mines qui attend depuis septembre 2016 pour voir un allergologue avec son fils qui souffre d’une allergie aux arachides déplore les délais dans la spécialité après qu’on lui a dit que l’attente pourrait s’étirer sur deux ans encore.

Nathalie Rahill n’en croyait pas ses oreilles lorsqu’elle a contacté le Centre hospitalier universitaire de l’Université Laval il y a deux semaines pour voir où en était rendue la liste d’attente en allergologie.

Alors qu’elle a en main une prescription datée de septembre 2016, voilà qu’on lui a appris que son garçon de 11 ans ne pourrait voir l’allergologue avant septembre 2020 selon ses dires.

«On m’a dit qu’il y avait encore deux ans, même deux ans et demi d’attente. Et on m’a dit ça comme si c’était normal. Pourtant, ce n’est pas compliqué, c’est un test ciblé pour les arachides, on veut juste savoir ça. J’ai appelé au privé et on m’a dit qu’un petit 30 minutes et c’était réglé», explique la femme, frustrée d’autant d’attente pour un rendez-vous si simple.

Un malentendu?

La direction du CHU de Québec souligne de son côté que les délais pour une nouvelle demande non prioritaire tournent aux alentours de deux ans, s’expliquant mal pourquoi on aurait dit à la dame qu’elle patienterait encore aussi longtemps.

«Est-ce qu’il y a eu un malentendu, c’est possible. C’est difficile d’établir un délai», explique Lindsey Jacques, porte-parole du CHU.

Le fils de Nathalie Rahill, Jacob, souffre d’allergie aux arachides depuis sa jeunesse.

Son médecin de famille croit toutefois que l’allergie pourrait s’être résorbée avec les années et a prescrit un nouveau test au jeune homme pour en avoir le cœur net.

Ce qui veut dire que depuis septembre 2016, la famille vit dans l’incertitude quant à l’état du garçon.

«Il y a une surveillance accrue qu’on doit faire. C’est toujours un stress à l’école, quand il va chez des amis, on doit toujours être très attentif. Mais peut-être qu’on s’impose ce stress-là pour rien depuis deux ans maintenant», déplore Mme Rahill.

L’attente provoque aussi des dépenses pour la mère de famille qui n’a pas d’assurance privée. Depuis deux ans, elle paie pour des injecteurs Epipen même si elle ne sait pas si son fils est toujours allergique.

«Ça fait déjà deux ans qu’on paie peut-être dans le vide et on me dit que ça va durer deux autres années comme ça. Et en plus, il y a un gros problème de pénurie d’Epipen, donc on prend peut-être pour rien un médicament dont quelqu’un aurait vraiment besoin. C’est ridicule», déplore la mère de famille.

Au privé

À défaut d’avoir un rendez-vous bientôt au CHUL, Nathalie Rahill entend se rabattre sur le privé, ce qui entraînera aussi des frais.

«On va devoir encore payer de notre poche. On m’a dit que c’était 195 $ pour la consultation et 10 $ par test. Donc, ça va nous coûter 205 $ pour finalement passer rapidement», raconte la mère de famille, qui tenait à dénoncer cette «faille dans le système».

Pas évident de voir un spécialiste à l’hôpital

68 Allergologues au Québec

300 000 Personnes souffrant d’allergies alimentaires

20 % Des cas d’allergie aux arachides peuvent se résorber avant l’adolescence

https://www.tvanouvelles.ca/2018/09/28/4-ans-dattente-pour-voir-un-allergologue-a-lhopital-1

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