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Les résidents des quartiers défavorisés plus sujets à l’asthme

18 juillet 2017
Simon-Pierre Landry, chef du département de l’urgence à l’Hôpital de Sainte-Agathe et Marie-Soleil Cloutier, géographe de la santé   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

La génétique joue un rôle important en matière d’asthme, explique Simon-Pierre Landry, chef du département de l’urgence à l’Hôpital Sainte-Agathe. Mais cette maladie chronique est surtout favorisée par un environnement social insalubre, ajoute Marie-Soleil Cloutier, géographe de la santé.

Des quartiers montrés du doigt

L’asthme est une maladie chronique, c’est-à-dire qu’elle peut être contrôlée, mais ne disparaît jamais complètement. Les symptômes de celles-ci sont une irritation soudaine des poumons, en raison de la perception d’un envahisseur dans l’organisme, et des difficultés à respirer.
Une étude de la Direction de santé publique de Montréal publiée en 2005 a comparé les taux d’hospitalisation pour asthme infantile par secteur de la ville. Elle montrait que les taux d’hospitalisation étaient anormalement élevés dans 4 quartiers de la ville : Verdun/Pointe-Saint-Charles, Hochelaga-Maisonneuve, Côte-des-Neiges et Parc-Extension. Or, ces quartiers souffrent plus de la pauvreté et bénéficient d’un moins bon suivi médical, précise Simon-Pierre Landry.

L’asthme se nourrit des moisissures domestiques

Comme l’explique Marie-Soleil Cloutier, deux éléments reviennent fréquemment dans les études consacrées aux causes environnementales de l’asthme : les nuisances dans les logements et la pollution atmosphérique. Une étude a montré qu’à Montréal, la présence d’humidité excessive ou de moisissures au domicile de l’enfant était attribuable à 17 % des cas d’asthme. L’étude mentionne aussi l’exposition à la fumée de tabac et la présence de coquerelles comme des facteurs additionnels en cause dans les maladies respiratoires.

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