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Un cri du cœur pour sauver des patients de l’Institut de cardiologie

26 avril 2017

Béatrix a 20 ans et attend désespérément le nouveau cœur qui lui permettra de continuer à vivre.

La jeune femme est une des 60 personnes qui doivent absolument avoir une greffe cardiaque au Québec, mais les donneurs ne sont pas assez nombreux.

Elle a subi, il y a deux ans, une intervention pour corriger une malformation à la naissance, mais elle eu des complications peu de temps après.

«J’étais étourdie, raconte-t-elle. J’avais de la difficulté à respirer.»

Elle doit absolument être greffée rapidement.

«Mon cœur est trop gros, dit la jeune femme. C’est une malformation à la naissance.»

Elle est retournée chez elle, car son cœur fonctionne encore à moitié. Elle prend de puissants médicaments et attend un donneur depuis quatre mois, entourée de sa famille.

Une quinzaine de patients de l’Institut de cardiologie attendent aussi une greffe.

«On va utiliser des machines, des systèmes d’assistance ventriculaire pour repousser la greffe dans six mois ou dans un an», dit le docteur Michel Carrier, chirurgien cardiaque.

Marc Bourgie a un de ces appareils depuis un an.

«C’est une pompe qui fait fonctionner mon cœur du côté gauche, car la capacité de cette partie est de seulement 12 %, soutient-il. Si je ne l’ai pas en permanence, j’arrête de respirer.»

Le docteur Carrier est convaincu que dans 10 ans, les patients pourront choisir entre une greffe et un appareil sophistiqué qui remplacera le cœur malade.

Marc Bourgie ne peut pas attendre ces inventions. Le temps presse. Il a 52 ans et une fille de 20 ans qu’il veut voir grandir.

«Chaque jour, j’espère qu’on me téléphone pour me dire qu’on a trouvé un donneur», dit-il.

Une équipe d’infirmières, de médecins, de psychiatres, physiothérapeutes, et travailleurs sociaux suit de près les patients.

Caroline Dupré, infirmière en transplantation cardiaque, a quelques fois la chance d’appeler les malades quand un donneur a été trouvé.

«Ils sont souvent sans mot, déclare-t-elle. Il y a un silence puis des larmes de joie!»

Au total, 46 personnes ont reçu un nouveau cœur l’an passé au Québec. Béatrix et Marc espèrent être les prochains.

«Je ne peux pas faire grand-chose, dit Béatrix. Je ne peux pas aller à l’école ni travailler.»

« Il n’y a pas de plus beau cadeau que de faire don de ses organes et sauver sept à huit vies», ajoute Marc Bourgie, avec une lueur d’espoir dans les yeux.

http://www.tvanouvelles.ca/2017/04/26/un-cri-du-cur-pour-sauver-des-patients-de-linstitut-de-cardiologie

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